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Aniimo : notre avis sur le RPG de capture en monde ouvert

Aniimo mêle capture de créatures, transformation et exploration d'Idyll. Notre avis sur ses combats, ses bonnes idées et les limites de son modèle gratuit.

Anass

4 min de lecture

Sorti le 16 septembre 2026 sur PC et consoles, puis le 23 septembre sur mobile, Aniimo propose de parcourir Idyll en compagnie de créatures que l'on peut capturer et incarner. Ce RPG en monde ouvert gratuit, développé par Pawprint Studio, trouve sa meilleure idée dans ce changement de forme : les Aniimo servent autant à découvrir le territoire qu'à combattre. Les tests consultés saluent l'exploration et le charme des créatures, tout en relevant des combats parfois répétitifs et une interface chargée de récompenses à réclamer.

Idyll donne une raison de collectionner les créatures

L'aventure s'organise autour des recherches menées par l'institut Polaris. La progression suit des quêtes principales, mais laisse aussi la place aux détours dans les différentes régions d'Idyll. Capturer des Aniimo alimente le travail d'observation de l'institut et agrandit l'équipe disponible pour les prochaines expéditions. Cette idée donne une place à la découverte dans un jeu qui aurait pu se limiter à accumuler des compagnons.

Le monde ouvert récompense également la curiosité par des trésors et des objets cosmétiques. Selon le test de The Wand Report, ses secrets incitent à s'éloigner du trajet prévu, surtout lorsque l'on commence à comprendre quelle créature peut aider à franchir un obstacle. CGMagazine souligne de son côté la variété visuelle des régions et l'identité des Aniimo. Ces appréciations concernent les versions PC testées par les deux médias ; elles ne suffisent donc pas à juger du confort de jeu sur chaque plateforme.

La transformation est la mécanique centrale d'Aniimo

Après avoir capturé une créature avec un Aniipod, on peut la garder à ses côtés ou utiliser le Twining pour prendre sa forme. La distinction change concrètement la manière de jouer. The Wand Report décrit, par exemple, un Aniimo capable de planer depuis une hauteur, un autre qui creuse pour déterrer des trésors et un compagnon dont le souffle brûle les lianes. Choisir une créature revient ainsi à choisir un moyen de traverser ou d'examiner le décor.

Cette mécanique évite que la collection ne reste cantonnée aux affrontements. Retrouver un passage inaccessible avec son équipe précédente peut donner envie de revenir sur ses pas. Elle rend aussi les nouvelles captures immédiatement intéressantes : au-delà de leur apparence, leurs capacités peuvent ouvrir d'autres possibilités d'exploration. C'est le point sur lequel les deux tests PC se rejoignent le plus nettement.

Le Twining fonctionne aussi pendant les combats. Le joueur peut faire intervenir ses Aniimo et prendre directement le contrôle de l'un d'eux, ce qui donne une dimension plus active aux affrontements. CGMagazine relève toutefois un problème pratique : les nombreuses actions associées aux boutons rendent les commandes parfois confuses à la manette. Il faut un temps d'adaptation avant que la richesse des options devienne un atout.

Des combats dont l'intérêt divise les testeurs

Les affrontements ne font pas l'unanimité. The Wand Report apprécie particulièrement la transformation, mais juge les combats de son essai PC assez répétitifs et peu exigeants sur le plan stratégique. Son personnage disposait notamment d'un Aniimo très puissant face aux adversaires rencontrés, ce qui a pu peser sur cette impression. Il serait donc excessif d'en faire un verdict valable pour toutes les équipes et toutes les étapes du jeu.

Un avis publié en octobre par Atelier Gaming défend au contraire la profondeur des combats après plusieurs semaines de jeu. Son auteur met en avant la jauge de rupture, les rotations d'équipe et le choix des créatures chargées de briser la défense adverse. Les deux expériences éclairent des moments différents : la simplicité ressentie au départ peut évoluer lorsque l'on commence à composer une équipe pour des objectifs précis. Pour un joueur attiré surtout par l'exploration, les capacités de déplacement restent néanmoins l'argument le plus immédiatement convaincant.

Le modèle gratuit prend beaucoup de place à l'écran

Le principal reproche formulé par CGMagazine concerne l'organisation du jeu gratuit. Le test décrit des menus encombrés d'icônes et de récompenses à récupérer, au point de multiplier les passages par l'interface entre deux activités. Ce fonctionnement fragmente la balade dans Idyll. Le média relève aussi des accrocs techniques sur PC, notamment l'apparition tardive d'éléments du décor et des mouvements abrupts pendant certaines séquences.

Le bilan d'Atelier Gaming, publié un peu plus d'un mois après la sortie, apporte une autre réserve : son auteur mentionne des ralentissements, des plantages et des problèmes de commandes sur console signalés dans les correctifs d'octobre. Il apprécie les combats et dit ne pas s'être senti bloqué faute de payer, tout en constatant la présence régulière de tenues payantes. Ce ressenti personnel ne permet pas de garantir que la progression ou les dépenses seront vécues de la même manière par chacun.

Le catalogue TrouveTonJeu affiche une note de 88/100 fondée sur 12 avis de joueurs. C'est un accueil encourageant, mais l'échantillon reste réduit. Il ne gomme ni les critiques des tests PC ni les différences d'expérience rapportées selon les supports.

Un RPG à essayer pour son exploration, avec quelques réserves

Aniimo a une proposition claire pour les amateurs de créatures : chaque capture peut devenir un nouvel outil pour parcourir Idyll. Le Twining relie efficacement la collection, les déplacements et les combats. Son intérêt dépend davantage de la tolérance de chacun envers les menus de récompenses, les commandes chargées et les éventuels problèmes techniques que d'un manque d'idées.

Le jeu est disponible sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S, Android et iOS. Son accès gratuit permet de vérifier assez vite si le plaisir de découvrir une créature puis d'essayer ses capacités compense les interruptions de l'interface. Pour qui cherche avant tout un monde à explorer en changeant régulièrement de forme, c'est la raison la plus solide de lui consacrer du temps.

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