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LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight, Gotham revue brique par brique

LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight revisite Gotham avec des combats inspirés d'Arkham. Notre avis sur son histoire, son monde ouvert et ses limites.

Anass

4 min de lecture

Sorti le 22 mai 2026 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S, puis le 18 septembre sur Nintendo Switch 2, LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight reprend la carrière de Bruce Wayne depuis ses débuts. Traveller's Tales assemble des épisodes inspirés de plusieurs films et autres adaptations du personnage dans une histoire suivie. Gotham sert de terrain de jeu entre les missions, tandis que les affrontements empruntent leur rythme à la série Batman: Arkham. Le mélange fonctionne surtout lorsque le jeu laisse ses personnages et ses références raconter quelque chose, au-delà du simple clin d'œil.

Une histoire de Batman racontée à travers ses alliés

Le récit accompagne Bruce Wayne de sa formation à la construction de la Bat-famille. Les grandes étapes du cinéma Batman y sont réagencées plutôt que reproduites film par film. Selon Game Informer, cette liberté permet au jeu de relier des incarnations très différentes des ennemis de Gotham et de proposer sa propre conclusion. Les habitués reconnaîtront des scènes, des costumes et des situations, mais l'intérêt tient aussi à la manière dont ces éléments cohabitent.

Chaque chapitre met en avant un nouvel allié et ses compétences. Jim Gordon utilise notamment des armes capables de projeter une substance collante ou de faire ricocher un tir. Batgirl pirate des ordinateurs, tandis que Robin peut ouvrir certains passages avec son bâton. Ce choix donne un rôle clair aux personnages pendant les combats et les énigmes. GameSpot apprécie particulièrement ce groupe resserré : on retient plus facilement qui peut intervenir face à un obstacle donné.

L'écriture garde le goût des jeux LEGO pour le décalage. Les situations dramatiques de Batman deviennent matière à des gags visuels, sans faire disparaître le fil conducteur de l'histoire. GameSpot relève toutefois que certains raccords entre des intrigues venues de films différents paraissent rapides. Les imitations de répliques célèbres peuvent également sembler étranges à qui connaît les interprétations originales par cœur.

Des combats plus impliquants, une infiltration en retrait

Le changement le plus sensible se trouve dans les bagarres. Batman et ses compagnons enchaînent attaques, esquives et contres, puis utilisent leurs gadgets pour varier les rencontres. Le compteur de combos encourage à rester attentif au rythme des ennemis. Game Informer note aussi la présence d'améliorations de gadgets et de trois niveaux de difficulté. On retrouve ainsi davantage de décisions à prendre en plein affrontement que dans une succession de coups donnés au hasard.

La comparaison avec Batman: Arkham revient dans plusieurs tests, mais elle demande une nuance. GameSpot décrit des combats plus lents et moins précis que ceux des jeux de Rocksteady, tout en les trouvant nettement plus engageants que les affrontements habituels des adaptations LEGO. Game Informer juge le niveau de difficulté le plus élevé assez modéré. Pour quelqu'un qui cherche des combats exigeants, le système risque donc de montrer rapidement ses limites.

L'infiltration convainc moins. Il est possible de surprendre un adversaire et de l'éliminer discrètement, mais les situations laissent rarement la place à une longue chasse aux ennemis. Game Informer décrit des gardes parfois faciles à contourner, parfois regroupés de façon à rendre l'alerte presque inévitable. GameSpot regrette lui aussi le manque d'outils pour semer la peur ou reprendre l'avantage après avoir été repéré. Heureusement, une approche ratée débouche sur un combat, ce qui évite de bloquer la progression.

Gotham, entre exploration et collection

La ville ouverte occupe une place importante entre les chapitres. On peut y chercher des caches, résoudre des énigmes associées notamment au Sphinx et à Cluemaster, participer à des courses ou intervenir lors de crimes. Game Informer apprécie la façon dont les activités sont réparties jusque sur les hauteurs de Gotham. Les déplacements donnent l'occasion de repérer un toit à explorer ou un détour à faire avant la prochaine mission.

Le jeu conserve aussi le plaisir de casser des éléments du décor pour récupérer des pièces et reconstruire un objet utile à la progression. Un signal sonar met en évidence des indices et des éléments interactifs. D'après GameSpot, cette aide évite de tourner trop longtemps dans une zone lorsqu'un objet destructible a échappé au regard. Les récompenses permettent notamment de débloquer des tenues pour les personnages principaux, des éléments de personnalisation et des objets destinés au quartier général.

Le volume d'activités ne fait cependant pas l'unanimité. Là où GameSpot trouve la carte bien remplie sans la juger envahissante, PC Gamer estime que les tâches annexes deviennent répétitives une fois la campagne terminée. Son test signale aussi des problèmes techniques dans certaines activités secondaires. Game Informer mentionne de son côté quelques accrocs de physique et de caméra durant sa partie sur PS5. Il vaut donc mieux aborder Gotham comme un espace à parcourir au fil de l'histoire que comme une liste de cases à cocher.

Durée de vie et place dans la série LEGO

Le catalogue TrouveTonJeu estime la durée de vie à environ 19 heures. Cette indication varie selon l'attention accordée aux costumes, aux énigmes et aux défis de la ville : GameSpot dit avoir terminé l'histoire en près de 13 heures tout en laissant des objets à récupérer, tandis que PC Gamer évoque une vingtaine d'heures plaisantes en privilégiant les missions principales. Ces écarts donnent un meilleur repère qu'une promesse de temps de jeu identique pour tous.

Les joueurs qui viennent de LEGO DC Super-Villains remarqueront surtout la distribution jouable plus concentrée. Ici, l'intérêt du casting vient des aptitudes propres aux compagnons de Batman et de leur rôle dans le récit. Les adeptes de longues collections de personnages pourraient regretter cette orientation, alors que ceux qui préfèrent suivre une aventure structurée y trouveront davantage de continuité.

Notre avis sur LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight tient à cet équilibre : les missions exploitent bien les différentes époques du héros, les combats donnent du relief à l'action et Gotham invite régulièrement à quitter la route principale. L'infiltration manque de profondeur et le nettoyage complet de la carte peut lasser. La campagne reste le meilleur point d'entrée pour apprécier ce que Traveller's Tales a fait de l'histoire de Batman.

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