Castlevania: Belmont's Curse, le retour de la famille Belmont à Paris
Castlevania: Belmont's Curse ramène les Belmont dans le Paris de 1499. Exploration, combats, durée de vie et défauts : notre analyse des premiers tests…
Anass
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Paris brûle en 1499. Trevor Belmont arrive dans la capitale avec sa fille Rose, tandis que des créatures surgissent des ombres et qu’un château menace la ville. Sorti le 15 octobre 2026 sur PC, Nintendo Switch, PlayStation 5 et Xbox Series X|S, Castlevania: Belmont's Curse confie à Rose le premier rôle de cette nouvelle aventure. Evil Empire, sous l’égide de Konami, reprend le fouet Vampire Killer et construit autour de lui un jeu d’action et d’exploration en 2D. Les premiers tests saluent surtout la richesse des lieux à fouiller, tout en relevant quelques accrocs dans les déplacements et la lisibilité des combats.
Rose Belmont enquête dans le Paris de 1499
Le décor donne immédiatement une identité à cet épisode. Les rues en flammes, les égouts et les catacombes précèdent les couloirs du château. Trevor accompagne Rose au début de l’histoire, mais c’est elle que l’on dirige. Elle porte une malédiction liée à Dracula, un fil narratif qui donne un enjeu personnel à la chasse aux monstres. Selon ActuGaming, le récit reste classique dans ses grandes lignes, mais ses personnages et ses références à l’univers de Castlevania donnent de l’épaisseur à l’enquête.
Cette enquête influe aussi sur la manière de parcourir le jeu. Rose recueille des indices, revient dans des salles déjà visitées et cherche comment atteindre des passages fermés. Gamekult souligne le changement de rythme entre les premiers secteurs parisiens, plus dirigés, et le château, qui laisse davantage de place à l’orientation et à la résolution d’énigmes. La progression demande ainsi de regarder la carte et de retenir les détails aperçus en chemin.
Une exploration construite autour des indices et des secrets
Les zones sont reliées par des raccourcis et comportent des salles cachées. Certains détours mènent à des améliorations de santé ou de mana ; d’autres révèlent une arme ou la suite d’une quête. La carte permet de poser ses propres marqueurs, une fonction précieuse lorsqu’un indice désigne un lieu inaccessible pour le moment. ActuGaming note que les allers-retours restent nourris de découvertes, même si quelques mécanismes sont insuffisamment expliqués.
Le fouet sert également à traverser les niveaux. Rose peut s’accrocher à des points d’appui, prendre de l’élan et rejoindre des plateformes éloignées. Gamekult décrit des parcours optionnels qui exigent de maîtriser ce balancement, notamment pour atteindre des objets dissimulés derrière des pièges. Les premiers pas peuvent toutefois surprendre : ActuGaming trouve la marche relativement lente et les sauts ordinaires un peu flottants. Le contraste se fait sentir quand les séquences demandent d’enchaîner rapidement les mouvements.
Les amateurs de Prince of Persia: The Lost Crown reconnaîtront le plaisir de revenir sur une carte avec de nouveaux outils. Ici, l’accent porte particulièrement sur les indices laissés dans le décor et sur les secrets du château. C’est dans ces moments de recherche que Belmont's Curse affirme le mieux son rythme.
Le fouet, les armes et les cartes de tarot au combat
Rose dispose de plusieurs familles d’armes, dont le fouet, la lance et différentes épées. Leur portée et leur façon de frapper encouragent à changer d’équipement selon l’adversaire. Le fouet demande notamment de soigner son placement pour toucher efficacement à son extrémité. Les tests de Gamekult et d’ActuGaming apprécient les sensations des affrontements, tout en regrettant que plusieurs variantes d’armes se distinguent surtout par leurs statistiques. Découvrir une arme après un détour exigeant peut alors laisser une impression mitigée.
Les cartes de tarot apportent une autre forme de progression. Certaines rencontres permettent à Rose de capturer une entité dans une carte et d’obtenir un pouvoir associé. Les sorts comprennent, entre autres, des attaques à distance et la pétrification. Des défis liés à leur utilisation débloquent ensuite des effets supplémentaires. Le système donne une raison concrète d’essayer différents pouvoirs et de poursuivre certaines quêtes, plutôt que de conserver la même attaque du début à la fin.
Le jeu conserve des éléments de rôle, mais la personnalisation paraît moins profonde que dans certains anciens Castlevania. Gamekult juge peu sensible l’effet des niveaux et relève des changements d’équipement trop fréquents dans les menus. Les boss, eux, mettent les outils de Rose à l’épreuve avec des attaques qu’il faut apprendre à reconnaître. ActuGaming aurait aimé en affronter davantage, tout en appréciant la conception de ceux qui sont présents.
Une direction artistique marquante, parfois chargée
Les premiers tests s’accordent sur le soin apporté aux décors. ActuGaming relève les vues de Paris, les lieux souterrains et les arrière-plans qui donnent de la profondeur aux scènes. Gamekult met en avant le travail sur les animations et les cartes de tarot. Le style coloré change du souvenir que certains joueurs gardent des épisodes en pixel art, mais les monstres et l’architecture restent ancrés dans la série.
Cette abondance de détails a un coût. Quand les effets s’accumulent dans une grande arène, Rose devient parfois difficile à suivre à l’écran. Jeuxvideo.com signale aussi que certains objets ressortent mal sur les fonds lumineux. Les remarques concernent la lecture de l’action, un point sensible dans les combats où une esquive tardive se paie immédiatement. ActuGaming rapporte par ailleurs de petites saccades occasionnelles dans sa version testée.
Durée de vie et bilan des premiers tests
La durée dépend de l’attention accordée aux secrets. Gamekult indique avoir atteint la véritable fin en environ 14 heures, sans guide et avec quelques découvertes encore à faire. Jeuxvideo.com estime qu’il faut autour de 15 heures pour voir toute l’intrigue et environ 25 heures pour viser le 100 %. Ces chiffres proviennent de parcours de test : ils donnent un ordre de grandeur, sans garantir le même temps à chaque joueur.
Belmont's Curse s’adresse surtout à ceux qui aiment examiner un niveau, noter un indice puis revenir plus tard pour ouvrir une nouvelle route. Les combats et les pouvoirs de tarot soutiennent cette exploration, tandis que les armes offrent des approches variées malgré des améliorations parfois peu enthousiasmantes. Si l’atmosphère gothique compte davantage que l’enquête à énigmes dans votre choix, la fiche de The Last Faith offre un autre point de comparaison. Pour ce retour de Castlevania, les premiers avis dessinent un jeu généreux en secrets, dont les meilleurs passages demandent de prêter autant d’attention aux lieux qu’aux ennemis.



