007 First Light : notre avis sur les débuts de James Bond
007 First Light raconte les débuts de James Bond entre infiltration et action. Notre avis sur ses missions, ses limites, sa durée de vie et sa sortie sur…
Anass
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Avant le costume impeccable et le matricule 007, il y a un jeune James Bond qui préfère agir plutôt qu’attendre les ordres. 007 First Light raconte son recrutement par le MI6 dans une aventure d’espionnage développée par IO Interactive. Le studio connaît les lieux surveillés et les gardes à contourner. Il ajoute ici des poursuites, des fusillades et une mise en scène proche du cinéma d’action. Ce mélange donne au jeu son rythme, mais explique aussi certaines de ses limites.
Une histoire d’origine centrée sur un Bond impulsif
Le jeu s’ouvre en Islande, où une opération tourne mal. Bond refuse d’attendre son extraction et intervient pour sauver des otages. Cette désobéissance attire l’attention du MI6, qui l’intègre à son programme d’entraînement. La formation à Malte sert ensuite à poser les bases du personnage : il a du talent, de l’assurance et encore beaucoup à apprendre sur le travail d’équipe.
Le récit peut ainsi montrer Bond avant qu’il maîtrise pleinement son rôle d’agent secret. Les échanges avec les autres recrues et les responsables du MI6 donnent du relief à son tempérament. Selon le test de jeuxvideo.com, l’écriture et les dialogues portent efficacement la campagne. ActuGaming souligne de son côté la qualité de la mise en scène et l’interprétation de Patrick Gibson. On peut apprécier cette lecture plus jeune du personnage sans connaître chaque épisode de la saga.
L’intrigue suit ensuite la piste de 009, un ancien agent dont le retour inquiète les services britanniques. Les missions changent régulièrement de décor et ménagent leurs révélations. Mieux vaut donc découvrir les détails de l’enquête en jouant : le principal intérêt du scénario tient autant aux relations entre les personnages qu’aux événements qui les obligent à agir.
Infiltration : observer les lieux et trouver une ouverture
Les séquences les plus convaincantes laissent Bond circuler dans des espaces fréquentés, repérer les contrôles et choisir comment atteindre son objectif. Une réception peut inviter à chercher un accès discret ou à subtiliser un laissez-passer. La présence d’une foule aide à se fondre dans le décor. Ces moments font sentir le savoir-faire d’IO Interactive dans la création de lieux où l’observation compte autant que l’exécution.
Le rapprochement avec Hitman: Contracts, autre jeu du studio, vient naturellement à l’esprit. Il faut toutefois mesurer la place de l’improvisation dans First Light. Les approches possibles existent, mais elles restent encadrées par les itinéraires prévus pour chaque mission. Le test de jeuxvideo.com relève notamment que certaines solutions alternatives mènent à des dialogues différents, tout en regrettant la rigidité de l’ensemble. Si vous aimez recommencer une scène pour essayer un autre passage, vous y trouverez matière à expérimenter, dans un cadre assez dirigé.
Bond dispose aussi de gadgets pour résoudre les problèmes rencontrés sur le terrain. Leur présence correspond à l’univers de la licence, mais leur accumulation ne convainc pas tout le monde. Le Monde estime qu’ils finissent par peser sur le plaisir de jeu. Ce désaccord entre les tests reflète bien la place de l’infiltration dans cette aventure : certaines missions exploitent les outils de l’espion, tandis que d’autres privilégient nettement le spectacle.
Fusillades et corps à corps : un spectacle inégal
Quand la discrétion cède la place aux armes, les affrontements accélèrent franchement le tempo. Les éléments explosifs du décor offrent des occasions de neutraliser plusieurs adversaires, et les scènes d’action s’intègrent à une campagne pensée pour varier les situations. ActuGaming apprécie cette dimension très cinématographique. Le jeu assume ainsi les fusillades autant que les passages d’espionnage.
Cette action a pourtant ses contraintes. D’après jeuxvideo.com, le corps à corps repose sur des commandes simples et laisse peu de marge pour approfondir les combats. Le même test critique les déplacements pendant les fusillades, notamment l’obligation de viser un abri pour courir à pleine vitesse. Le Monde juge aussi que les séquences d’action deviennent répétitives et que le dernier tiers manque d’idées. De son côté, ActuGaming signale une intelligence artificielle irrégulière ainsi que des angles de caméra gênants au corps à corps. Ces réserves portent sur des situations concrètes que l’on rencontre au fil de la campagne, au-delà des préférences de chacun pour l’action ou l’infiltration.
Durée de vie et versions disponibles
La fiche TrouveTonJeu estime la durée de vie de 007 First Light à environ 17 heures. Cette indication reste cohérente avec le test d’ActuGaming, dont la campagne s’est achevée en 15 heures en difficulté normale. Le mode Simulation tactique et ses défis permettent de prolonger le jeu en reprenant des missions sous des contraintes supplémentaires. L’intérêt de ce retour dépend surtout de votre envie d’explorer les différentes approches après avoir terminé l’histoire.
Le jeu est sorti le 27 mai 2026 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S. La fiche du catalogue mentionne également la Nintendo Switch 2 parmi les plateformes prévues. Sa version a cependant été reportée : IO Interactive vise désormais mars 2027, sans date précise annoncée. Si vous comptiez jouer sur cette console, les avis publiés sur les autres supports ne décrivent donc pas encore une version Switch 2 commercialisée.
Notre avis sur 007 First Light
First Light fonctionne particulièrement bien lorsqu’il confie à Bond un lieu à traverser et laisse au joueur le temps d’en comprendre les règles. Son récit des débuts de l’agent donne une raison de suivre ses erreurs autant que ses réussites. Les fusillades prennent parfois le dessus sur cette dimension d’espionnage, avec des commandes et des affrontements qui ne possèdent pas toujours la même finesse. Pour choisir en connaissance de cause, retenez cette alternance : les missions discrètes offrent les décisions les plus intéressantes, tandis que l’action maintient le rythme au prix d’une liberté plus limitée.



