Halloween: The Game, notre avis sur la traque de Michael Myers
Halloween: The Game adapte le slasher en jeu d'horreur asymétrique. Découvrez ses mécaniques, son mode solo, ses qualités et les défauts relevés dans les…
Anass
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Sorti le 8 septembre 2026 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S, Halloween: The Game confie à un joueur le masque de Michael Myers et aux autres la survie des habitants de Haddonfield. Développé par IllFonic et édité avec Gun Interactive, ce jeu d’horreur asymétrique reprend la nuit d’Halloween 1978. Son idée la plus intéressante se trouve au milieu des rues résidentielles : les civils contrôlés par les joueurs peuvent prévenir et secourir les habitants rencontrés dans les maisons. Cette attention portée aux victimes donne du relief à la chasse, même si les tests soulignent une réalisation technique irrégulière.
Une partie à Haddonfield, entre fuite et sauvetage
En multijoueur, quatre joueurs incarnent des civils face à Michael Myers. Leur objectif consiste à trouver une issue tout en protégeant les habitants de la ville. Dans les maisons, ils peuvent avertir des personnages non joueurs, leur demander de se cacher, de les suivre ou d’appeler la police. Trois résidents constituent des cibles particulières pour les deux camps. Leur présence pousse les joueurs à explorer les mêmes secteurs, avec le risque de tomber sur le tueur au moment où ils tentent d’aider quelqu’un.
La fuite demande aussi de fouiller les lieux et de réunir ce qu’il faut pour ouvrir une sortie, notamment en remettant un véhicule en état. Courir fait du bruit et peut attirer Myers. Il faut donc décider quand accélérer, quand rester discret et combien de temps consacrer aux autres habitants avant de chercher à s’échapper. Ces choix donnent aux civils davantage à faire que d’attendre une occasion de quitter la carte.
Ils disposent également de moyens de défense. Gamekult relève la présence de couteaux de poche, d’armes de mêlée, d’armes à feu et de lampes-torches capables d’éblouir Myers. Un joueur pris en chasse peut ainsi tenter de gagner quelques secondes pour lui-même ou pour un allié. Cette marge de manœuvre contribue aux retournements de situation, mais elle peut aussi rendre la tâche du tueur frustrante lorsqu’un groupe maîtrise bien ses outils.
Michael Myers doit observer avant de frapper
Jouer Myers revient à surveiller les civils, couper leurs possibilités de fuite et choisir le bon moment pour attaquer. Sa démarche lente impose d’anticiper leurs déplacements. L’observation à distance procure des avantages pendant la chasse, tandis qu’une forme spectrale lui permet de se repositionner sous certaines conditions liées à la lumière et au regard des autres personnages. La traque repose ainsi sur les occasions créées par le joueur, plutôt que sur la vitesse de course du tueur.
Les tests apprécient les scènes que cette mécanique produit : une maison soudain privée de courant, une cachette inspectée par Myers, des civils qui se dispersent à son approche. Shacknews souligne le plaisir de jouer le tueur et la façon dont la musique de John Carpenter accompagne ces rencontres. Gamekult se montre plus réservé sur l’équilibre : entre les armes, les déplacements et les interventions des survivants, Myers peut peiner à conclure une poursuite. La maîtrise de ses capacités compte beaucoup dans le ressenti d’une partie.
Après une élimination, la participation ne s’arrête pas nécessairement. Des mini-jeux permettent d’aider les survivants encore présents, et un retour en jeu sous les traits d’un policier ou du docteur Loomis est possible. L’idée maintient un lien avec la partie, mais Game Informer juge ces activités répétitives. Le magazine regrette aussi de devoir attendre la fin du match pour recevoir son expérience, même lorsqu’on a quitté l’action tôt.
Un mode solo court, centré sur le tueur
Halloween: The Game propose une campagne jouable seul, consacrée à Michael Myers. Elle revient sur son évasion et son passage à Haddonfield, avec des objectifs qui familiarisent surtout le joueur avec ses capacités. Gamekult estime qu’il faut environ deux à trois heures pour la terminer. Game Informer y voit également un mode proche du tutoriel, malgré le soin apporté aux références au film de 1978.
La campagne offre donc un complément pour découvrir Myers ou retrouver l’univers de la licence. Elle ne prépare toutefois pas complètement aux parties en ligne : les civils, dont les objectifs sont plus complexes qu’ils n’en ont l’air, n’y bénéficient pas du même accompagnement. Les deux tests relèvent cette difficulté à comprendre rapidement tout ce qu’il faut faire pour protéger les habitants et organiser une sortie.
Ceux qui cherchent avant tout un jeu d’horreur narratif jouable seul peuvent regarder The Dark Pictures Anthology: The Devil in Me. Son intrigue suit une équipe de documentaristes piégée dans un hôtel, avec une aventure d’environ six heures selon le catalogue TrouveTonJeu. Halloween: The Game s’adresse davantage aux joueurs qui souhaitent rejouer des confrontations en multijoueur.
Une atmosphère réussie, des défauts difficiles à ignorer
Les avis publiés s’accordent sur la fidélité de l’ambiance au film original, mais divergent sur le poids à donner aux défauts. Game Informer retient surtout les moments imprévus nés des rencontres entre joueurs et apprécie les parties malgré les bugs. Gamekult critique beaucoup plus sévèrement l’état technique, citant des animations maladroites, des problèmes de performances sur PC et le comportement peu fiable des habitants contrôlés par le jeu. Ces défauts touchent directement une mécanique centrale : sauver un résident devient agaçant lorsqu’il suit mal les consignes ou gêne une interaction.
La progression reçoit aussi des réserves. Personnages et tueur peuvent débloquer des compétences ou des éléments cosmétiques, mais les récompenses ne suffisent pas toujours à rendre les longues sessions motivantes. À cela s’ajoutent des mini-jeux que plusieurs critiques trouvent peu stimulants. Ces points n’effacent pas les bonnes idées du multijoueur ; ils expliquent pourquoi son accueil reste partagé. Le catalogue TrouveTonJeu affiche une note de joueurs de 56/100 sur sept avis, un échantillon encore limité qu’il vaut mieux lire avec prudence.
Le meilleur argument d’Halloween: The Game reste cette tension particulière : aider un voisin peut retarder sa propre fuite, tandis que Myers profite du temps perdu pour se rapprocher. Le plaisir dépend beaucoup du groupe avec lequel on joue et de sa tolérance aux imperfections techniques. Pour un joueur venu uniquement suivre une longue histoire solo, les deux à trois heures de campagne risquent en revanche de laisser un goût d’inachevé.



