Le simulateur de checkpoint qui réinvente le genre zombie
Quarantine Zone: The Last Check est sorti le 12 janvier 2026 sur PC, disponible sur Steam et sur le PC Game Pass. Développé par Brigada Games et édité par Devolver Digital, le jeu propose d'incarner un inspecteur sanitaire militaire en pleine apocalypse zombie. Un pitch qui peut sembler anodin, mais qui cache une expérience bien plus riche et moralement dérangeante qu'il n'y paraît.
Après avoir franchi le cap du million de wishlists en 2025, le titre a rapidement fait parler de lui sur Twitch grâce à une démo virale, attirant plus de deux millions de joueurs. Aujourd'hui, le jeu s'est déjà écoulé à plus de 300 000 exemplaires. Un succès inattendu pour ce premier jeu du studio Brigada Games, qui confirme l'appétit du public pour les simulateurs atypiques.
Un checkpoint au bout du monde : le concept
Après un bref tour d'hélicoptère, on incarne un officier militaire posté au dernier checkpoint avant un refuge possiblement salutaire pour les survivants. La mission consiste à examiner ces derniers, détecter de probables infections ou contrebandes, et décider de leur sort.
Trois possibilités s'offrent au joueur concernant les survivants : les laisser entrer, les envoyer en quarantaine, ou les éliminer. Le monde extérieur est ainsi considéré comme mort, et venir au checkpoint devient un point de non-retour. Une mécanique brutale, sans filet, qui place immédiatement le joueur face à sa propre morale.
Le gameplay évoque une sorte de Papers, Please ou No, I'm Not a Human sous amphétamines, avec des zombies au lieu de clandestins ou de visiteurs. La comparaison est flatteuse et largement méritée.
Des outils de diagnostic pour jouer au médecin de l'apocalypse
Au cœur de l'expérience se trouve l'inspection minutieuse de chaque survivant. Dans la pratique, on utilise toute une panoplie d'outils médicaux : un thermomètre, une lampe UV, un stéthoscope ou encore un marteau à réflexes pour détecter divers symptômes. Plus on progresse, plus les symptômes deviennent insidieux.
Les outils se débloquent progressivement : scanner corporel pour repérer morsures et anomalies cutanées, matioscope pour analyser la rétine, thermo-pulsomètre pour contrôler température et pouls, ou encore machine à rayons X pour observer les organes vitaux. Une analyse visuelle des plaies, des yeux et de la peau révèle de loin les meilleurs premiers indices, et les symptômes devenant de plus en plus subtils, on finit par devenir une véritable machine à diagnostiquer.
S'ajoute à cela une gestion de ressources assez poussée où il faut nourrir les survivants, améliorer sa base et défendre le camp contre les hordes de zombies à l'aide d'un drone armé. Le tout forme un ensemble cohérent et surprenamment complet.
Gestion de base et phases d'action : un gameplay qui se diversifie
La gestion de la base occupe une place centrale dans la boucle de gameplay. À chaque scan réussi, mission accomplie ou objectif secondaire validé, le joueur gagne de l'argent, ressource indispensable pour maintenir l'infrastructure. Chaque évacuation permet également de récupérer des points scientifiques, à condition d'orienter certains survivants vers le service scientifique.
Sur chaque plage de cinq jours, le jeu propose une séquence d'action hebdomadaire : une vague d'infectés vient s'abattre sur les murs de la base, et il faut la repousser à l'aide d'un drone de défense doté d'un arsenal varié — mitrailleuse, roquettes et canon. Le gameplay reste simple et accessible, mais suffisamment dynamique pour offrir une respiration bienvenue. Ces phases calment la routine et rappellent que la menace est bien réelle, même derrière les murs sécurisés.
Il y a actuellement une campagne et un mode sans fin, ce qui laisse présager que le jeu va durer dans le temps grâce aux mises à jour régulières des développeurs.
Une direction artistique froide et oppressante
Côté graphismes, le jeu impressionne par son niveau de finition et son identité visuelle maîtrisée, même sur un PC vieillissant. Les textures détaillées, les jeux de lumière et les animations renforcent le réalisme de la base et des personnages.
Les intérieurs — laboratoires, bases temporaires, zones confinées — profitent d'un souci du détail fonctionnel, avec interfaces holographiques, équipements médicaux et machines d'analyse. Certaines scènes plus sombres, jouant sur les ombres et les effets de particules, parviennent à créer de véritables moments de tension visuelle.
L'ambiance oppressante fonctionne sans jamais devenir inconfortable pour le joueur, avec parfois une météo dégradée rendant l'atmosphère encore plus horrifique. Côté sonore, le jeu propose une ambiance cohérente avec son univers. Les effets sonores liés aux animations, aux outils et aux interactions restent simples mais suffisants, renforçant la sensation de contrôle et de réalisme.
Durée de vie et rejouabilité : entre satisfaction et répétitivité
La durée de vie est un point sur lequel les avis divergent légèrement selon les sources. En mode campagne, la boucle de gameplay est relativement satisfaisante voire immersive, pour une durée de vie d'environ douze heures, avec trois fins à la clé. En revanche, pour le mode infini, la répétitivité s'installe très vite et les symptômes manquent de variété.
C'est le principal reproche formulé par la communauté et la presse spécialisée. Ce qui revient le plus dans les critiques, c'est la répétitivité : bien que son gameplay soit assez prenant et captivant, il demeure très (trop) répétitif. Un travers classique du genre simulation, mais qui se fait ressentir plus tôt que prévu ici.
Points forts et points faibles : le bilan
- Concept original et addictif : une pépite indé au concept brillant, mêlant inspection, stratégie et dilemmes moraux dans un univers zombie.
- Boucle de gameplay hypnotique : l'idée reste excellente, la boucle de gameplay hypnotique, avec une ambiance moralement dérangeante.
- Excellent rapport qualité/prix : à 20 euros sur Steam et disponible sur le Game Pass PC, on n'est clairement pas volé.
- Dilemmes moraux puissants : le jeu n'hésite pas à confronter le joueur à des choix cornéliens, comme liquider un survivant suspect ou le mettre en quarantaine avec seulement 3 places disponibles.
- Interface perfectible : certaines mécaniques, comme la détection de la contrebande ou l'utilisation du système UV, manquent cruellement de clarté.
- Bugs résiduels : à la sortie, le jeu présentait des symptômes invisibles, des problèmes de collisions et des outils qui ne répondaient pas toujours correctement.
Verdict : faut-il craquer pour Quarantine Zone: The Last Check ?
En plus d'être visuellement très réussi, le jeu est riche en contenu et propose une courbe de progression particulièrement bien équilibrée. Chaque nouvelle mécanique s'intègre naturellement, ce qui rend l'expérience aussi gratifiante qu'addictive.
Quarantine Zone: The Last Check est une approche unique du genre zombie, et même si le jeu peut devenir répétitif, il reste très plaisant à jouer. Avec une note utilisateurs de 3,92/5 et 83 % d'évaluations très positives en français sur Steam, le titre confirme son statut de bonne surprise de janvier 2026.
Le jeu est disponible sur Steam ainsi que sur la plateforme PC Game Pass. Pour les amateurs de simulation atypique, de dilemmes moraux et d'ambiances post-apocalyptiques tendues, Quarantine Zone: The Last Check est clairement un incontournable de ce début d'année, malgré une répétitivité à anticiper sur la durée.