Aller au contenu principal
Resident Evil 9 Requiem : deux jeux en un pour un survival horror magistral

Resident Evil 9 Requiem : deux jeux en un pour un survival horror magistral

Anass
|
02/04/2026

Resident Evil Requiem : le neuvième chapitre qui réunit toute une saga

Cinq ans après l'amusant mais boiteux Resident Evil Village, et avec un excellent remake de Resident Evil 4 sorti en 2023 pour exaucer les vœux de nombreux fans, la saga culte de Capcom revient avec ce Resident Evil 9 sous-titré Requiem. Disponible depuis le 27 février 2026 sur PlayStation 5, Nintendo Switch 2, Xbox Series X/S, et PC, cet épisode pulvérise les records de vente et fait déjà couler beaucoup d'encre dans la presse spécialisée. Avec une note utilisateurs de 4,33/5 et des critiques globalement très élogieuses, Requiem s'impose d'ores et déjà comme l'un des titres majeurs de l'année. Mais que vaut-il vraiment ?

Une ambition claire : réconcilier les deux âmes de Resident Evil

Resident Evil 9 est présenté comme un épisode clé de voûte, pensé comme la réunification des deux pistes de gameplay de la série : le survival horror en vue subjective des derniers épisodes d'un côté, et l'action-shooter des remakes, eux-mêmes inspirés par Resident Evil 4, de l'autre. Le jeu alterne ainsi des séquences de survival horror tendues et des passages plus orientés action, avec une structure pensée autour de deux figures opposées, Grace Ashcroft et Leon S. Kennedy.

Plutôt que de tenter de mélanger deux genres différents en une seule expérience, le jeu assemble deux expériences distinctes qui capturent chacune le meilleur de Resident Evil, au point d'être presque deux jeux séparés se déroulant en parallèle. Requiem permet même de choisir différents points de vue pour les deux protagonistes, en recommandant la vue à la première personne façon RE7 pour la partie horreur, et la caméra à la troisième personne façon RE4 pour les séquences d'action.

Grace Ashcroft et Leon S. Kennedy : deux héros, deux expériences radicalement différentes

Le scénario de Requiem est en partie une suite directe, bien que distante, de Resident Evil 2, explorant les répercussions de l'incident de Raccoon City. On y suit un Leon vieillissant, portant les séquelles d'une exposition au T-Virus, qui rouvre de vieilles blessures dans des lieux familiers.

Une série de meurtres est en cours, chaque victime étant un survivant du chaos zombie de 1998 à Raccoon City. Grace est la fille de l'un de ces survivants — Alyssa d'Outbreak —, et elle est aussi une enquêtrice du FBI. C'est lors d'une mission dans l'hôtel même où sa mère fut assassinée qu'elle croise le chemin de Victor Gideon, le savant fou de l'épisode. Pendant ce temps, Leon traque Gideon pour ses propres raisons, et s'engage dans une histoire sur l'héritage, la rédemption et la manière d'accepter ses échecs.

La partie "maison hantée" du jeu se concentre sur Grace Ashcroft, une analyste ordinaire du FBI. Bien qu'elle ait une formation basique et sache manier une arme, elle n'est pas physiquement imposante, et doit surtout compter sur la discrétion et la prudence pour survivre. Elle subit davantage les lieux qu'elle ne les domine, et impose au joueur une approche plus attentive. La menace y est plus persistante, plus proche, parfois presque étouffante. Le jeu s'appuie alors sur la fuite, l'observation et la gestion du danger immédiat.

À l'inverse, les séquences avec Leon fonctionnent comme une forme de relâchement sans jamais casser le rythme général. Là où Grace traverse les environnements avec retenue, Leon y entre avec expérience, puissance de feu et sang-froid. Le contraste est net, mais il reste cohérent, car il ne s'agit pas de passer d'un jeu à un autre de manière artificielle.

Un système de crafting inédit et des zombies redoutables

Après un certain temps dans l'hôpital, Grace découvre la capacité de fabriquer des objets — notamment des munitions — à partir de sang infecté. Une fois équipée des outils nécessaires, elle peut collecter ce sang dans les flaques et les seaux de gore répandus dans le jeu, transformant ainsi les décors horrifiques en mécanique de gameplay. Il est aussi possible d'en extraire sur certains cadavies ennemis, ce qui constitue une excellente idée, incitant le joueur à s'approcher des corps au moment précis où il apprend à se méfier des ennemis qui se relèvent.

Il y a plus de surprises dans cet épisode que prévu — Capcom nous a bien eus. La rédaction de Jeuxvideo.com annonce avoir terminé Resident Evil Requiem en un peu plus de 12 heures en difficulté Standard. Une durée de vie solide, cohérente avec les standards de la série, qui laisse la place à de multiples rejouabilités.

Une réalisation technique à la hauteur

Resident Evil Requiem est un jeu à la fois séduisant visuellement et véritablement effrayant, qui équilibre habilement ses éléments d'horreur et d'action en un tout convaincant. Sur PC, des analyses de performance confirment de bonnes performances visuelles et des fréquences d'images correctes, bien que le path tracing soit clairement un frein pour les FPS. Le jeu tourne également très bien sur PlayStation 5 Pro et offre une expérience solide sur Nintendo Switch 2, la nouvelle console de Nintendo.

Ce que la critique retient : points forts et limites

Misant sur le fan service, ce Resident Evil ressuscite les morts autant que les souvenirs. Certes, Requiem fait du "9" avec du vieux, mais il réussit haut la main son pari de livrer deux jeux en un, quitte à ce que le scénario soit une fois de plus un gros prétexte. Beau, généreux, bien rythmé et complet, il est pensé pour satisfaire les fans de longue date.

Du côté des points forts unanimement salués par les testeurs :

  • Le rythme entre horreur et action, géré avec une précision remarquable
  • L'alternance entre Grace et Leon, qui relance constamment l'intérêt du joueur
  • La variété du gameplay : infiltration, survie, puzzles et action se succèdent avec fluidité
  • La réalisation technique, maîtrisée sur toutes les plateformes
  • Plus que les remakes eux-mêmes, Resident Evil 9 célèbre l'héritage de la série dans toute son ampleur, et le fait avec brio

Quelques bémols sont toutefois à noter :

  • Un scénario inégal sur la durée, avec des révélations moins construites qu'annoncées
  • L'écriture des personnages, parfois trop contrainte par leurs rôles fonctionnels
  • L'ensemble peut donner l'impression d'un épisode anniversaire, pensé comme une célébration de la franchise à l'approche de ses 30 ans, plus que comme un nouvel acte décidé à déplacer ses fondations.
  • Un point d'entrée peu naturel pour les nouveaux joueurs, tant l'expérience repose sur la connaissance de la saga

Le verdict : faut-il craquer pour Resident Evil Requiem ?

Requiem est un jeu construit sur les épaules de tout ce qui l'a précédé, exploitant ce qui fonctionne et tirant les leçons de ce qui a moins bien marché. Le résultat est l'une des expériences les plus fun vécues dans la saga, donnant l'impression de jouer un best-of des meilleurs moments de la série. C'est une belle façon de boucler des arcs narratifs, qui rend la revisite de Raccoon City pertinente sans piétiner les souvenirs précieux.

Resident Evil Requiem sera très probablement dans la course au jeu de l'année, et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi. Non seulement il réussit à s'imposer comme un excellent titre d'une franchise légendaire, mais il constitue aussi une célébration réussie de l'un des piliers du jeu d'horreur. Il saura satisfaire aussi bien les fans de longue date que les joueurs plus occasionnels.

Avec une note de 4,33/5 côté utilisateurs et des scores presse oscillant entre 8 et 9/10 dans la majorité des médias spécialisés, Resident Evil 9 : Requiem confirme que Capcom n'a pas dit son dernier mot. Pour les amateurs d'horreur et les fans de la franchise, c'est tout simplement un incontournable de 2026.

Resident Evil 9: Requiem

Jeu mentionné dans cet article

Resident Evil 9: Requiem
Voir le jeu
Partagez cet article